A l'attention de Madame La Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie Associative
Objet : Révision du Projet de Modification du Décret n° 94-260 du 1er avril 1994 relatif au diplôme national de thanatopracteur.
Madame le Ministre,
Nous nous permettons, thanatopracteurs diplômés, de solliciter votre soutien personnel pour que notre profession, certes mal connue en France, ne soit pas vouée à disparaître prochainement dans l’indifférence générale, et qui plus, celle de son ministère de tutelle.
Plus de cinq cent mille concitoyens décèdent chaque année en France, laissant des familles désœuvrées et peinées par la perte de leur proche. Notre métier d’embaumeur a pour véritable mission de les accompagner dans leur travail de deuil en leur permettant de revoir une dernière fois le corps réhabilité de leur défunt. 40% de ces familles font appel à notre savoir et savoir-faire pour redonner à leur proche un visage familier et serein afin qu’elles puissent retenir de lui un souvenir apaisé et apaisant. Notre rôle n’est donc pas anodin puisque nous participons aussi, à l’instar des personnels soignants (soins palliatifs) ou de nos confrères entrepreneurs de pompes funèbres (organisation des obsèques) à réconforter et aider, autant que faire se peut, nos congénères en situation de souffrance.
La reconnaissance de notre travail par les familles endeuillées résulte jusqu’alors d’une organisation rigoureuse et pertinente de l’accès à notre profession définie par le Décret 94-260 du 1er avril 1994 institutionnalisant le diplôme national de thanatopracteur.
Dans son article 4 (article D.2223-125 CGCT), ce décret précise que « l’examen d’accès au Diplôme comprend des épreuves théoriques et pratiques et que seuls peuvent se présenter aux épreuves pratiques d’une session d’examen les candidats au diplôme ayant subi avec succès les épreuves théoriques organisées pour cette session ou la précédente ». Il nous semble en effet primordial qu’un candidat destiné avant tout à devenir artisan puisse être jugé sur ses connaissances théoriques et surtout ses compétences pratiques.
Or, il semble malheureusement que ce dernier point n’ait pas retenu toute votre attention dans votre projet de modification du décret n° 94-260 du 1er avril 1994. Lors de la réunion du jury national de thanatopraxie le 20 mai 2008 au sein de votre ministère, il nous a été proposé une seule épreuve orale en lieu et place des épreuves pratiques. Ce remaniement nous apparaît inacceptable au regard de notre responsabilité morale et de notre conscience professionnelle vis-à-vis des familles qui paient notre savoir-faire.
Une seconde réunion le 14 octobre sise à Rungis nous a appris que vous n’étiez pas revenue sur ce point, malgré nos mises en garde. Et, qui plus est, que notre ministère était prêt à se désengager des conditions d’accès à l’examen du diplôme national pour en laisser l’entière responsabilité aux écoles de formation et aux seuls professionnels dans un « souci de restriction budgétaire ».
Cette situation de fait, préexistant au Décret 94-260 du 1er avril 1994, a largement montré ses limites (partialité, abus, etc.)
Nous ne sommes pas contre l’idée d’une refonte partielle des conditions d’accès à l’examen (numerus clausus), mais ne tenons pas à voir notre profession dévoyée par un désengagement de l'État.
En vous remerciant de l’intérêt que vous saurez porter à notre requête, nous vous prions de bien vouloir agréer, Madame le Ministre, l’expression de notre très haute considération.
Date
Nom
Signature
A l'attention de Monsieur le Président de La République / Monsieur (ou Madame) Le Sénateur (trice) / Député(e) Maire / Conseiller(ère) Général(e)
Objet : Révision du Projet de Modification du Décret n° 94-260 du 1er avril 1994 relatif au diplôme nationale de thanatopracteur .
Monsieur le Sénateur/Député/Maire, Madame le Sénateur/Député/Maire
Nous nous permettons, thanatopracteurs diplômés, de solliciter votre soutien personnel pour que notre profession, certes mal connue en France, ne soit pas vouée à disparaître prochainement dans l’indifférence générale, et qui plus, celle de son ministère de tutelle, le ministère de la Santé.
Plus de cinq cent mille concitoyens décèdent chaque année en France, laissant des familles désœuvrées et peinées par la perte de leur proche. Notre métier d’embaumeur a pour véritable mission de les accompagner dans leur travail de deuil en leur permettant de revoir une dernière fois le corps réhabilité de leur défunt. 40% de ces familles font appel à notre savoir et savoir-faire pour redonner à leur proche un visage familier et serein afin qu’elles puissent retenir de lui un souvenir apaisé et apaisant. Notre rôle n’est donc pas anodin puisque nous participons aussi, à l’instar des personnels soignants (soins palliatifs) ou de nos confrères entrepreneurs de pompes funèbres (organisation des obsèques) à réconforter et aider, autant que faire se peut, nos congénères en situation de souffrance.
La reconnaissance de notre travail par les familles endeuillées résulte jusqu’alors d’une organisation rigoureuse et pertinente de l’accès à notre profession définie par le Décret 94-260 du 1er avril 1994 institutionnalisant le diplôme national de thanatopracteur.
Dans son article 4 (article D.2223-125 CGCT), ce décret précise que « l’examen d’accès au Diplôme comprend des épreuves théoriques et pratiques et que seuls peuvent se présenter aux épreuves pratiques d’une session d’examen les candidats au diplôme ayant subi avec succès les épreuves théoriques organisées pour cette session ou la précédente ». Il nous semble en effet primordial qu’un candidat destiné avant tout à devenir artisan puisse être jugé sur ses connaissances théoriques et surtout ses compétences pratiques.
Or, il semble malheureusement que ce dernier point n’ait pas retenu toute l’attention de Madame le Ministre de la Santé dans son projet de modification du décret n° 94-260 du 1er avril 1994. Lors de la réunion du jury national de thanatopraxie le 20 mai 2008 au sein du ministère de la Santé, il nous a été proposé une seule épreuve orale en lieu et place des épreuves pratiques. Ce remaniement nous apparaît inacceptable au regard de notre responsabilité morale et de notre conscience professionnelle vis-à-vis des familles qui paient notre savoir-faire.
Une seconde réunion le 14 octobre sise à Rungis nous a appris que Madame le Ministre de la Santé n’était pas revenue sur ce point, malgré nos mises en garde. Et, qui plus est, que notre ministère était prêt à se désengager des conditions d’accès à l’examen du diplôme national pour en laisser l’entière responsabilité aux écoles de formation et aux seuls professionnels dans un « souci de restriction budgétaire ».
Cette situation de fait, préexistant au Décret 94-260 du 1er avril 1994, a largement montré ses limites (partialité, abus, etc.)
Nous ne sommes pas contre l’idée d’une refonte partielle des conditions d’accès à l’examen (numerus clausus), mais ne tenons pas à voir notre profession dévoyée par un désengagement de l’Etat.
En vous remerciant de l’intérêt que vous saurez porter à notre requête, nous vous prions de bien vouloir agréer, Monsieur le Sénateur/Député/Maire/Madame le Sénateur/Député/Maire, l’expression de notre très haute considération.
Date
Nom
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